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DUERP Chaudronnier : les risques professionnels du métier (2026)

Vous employez au moins un salarié ou un apprenti ? Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire (art. R4121-1 du Code du travail) — et un modèle générique copié-collé ne protège ni vos salariés ni votre responsabilité en cas de contrôle. Voici les risques réels du métier, issus des référentiels officiels (INRS ED 6126, INRS ED 6132).

Les principaux risques du métier de chaudronnier

RisqueSituation typiquePrioritéExemple de mesure
Brûlures par projections de métal en fusion et contact de pièces chaudes
Risque thermique
Soudage à l'arc : projections incandescentes (calots à 1 300-1 500 °C) atteignant le buste, les avant-bras et les mains. Contact accidentel de tôles, cordons ou pièces assemblées chaudes (100-200 °C après découpe plasma ou soudage). Brûlures du 2e degré fréquentes si la protection vestimentaire est incomplète.P1[Protection individuelle] Vêtement ignifuge 100 % coton (400-600 g/m², norme EN 11611 indice A1) : tablier cuir, manchettes et guêtres ; gants soudeur cuir vachette (EN 12477) couvrant l'avant-bras
Surdité professionnelle — exposition aux bruits lésionnels de l'atelier
Bruit
Niveaux mesurés en chaudronnerie industrielle : cisaille guillotine 95-110 dB(A), martelage de rectification 105-110 dB(A), meulage de cordon 90-98 dB(A), presse à choc 90-105 dB(A). L'exposition moyenne en atelier non isolé dépasse 85 dB(A) sur 8 heures. Le seuil C2P (déclaration compte pénibilité) est atteint dès 81 dB(A) pendant 600 h/an. La surdité professionnelle est irréversible et reconnue au Tableau MP n°42.P1[Suppression du risque] Remplacer la cisaille à impact mécanique par une cisaille hydraulique silencieuse (gain ~10 dB(A)) ; substituer les presses mécaniques par des presses hydrauliques (gain ~20-30 dB(A))
Lombalgies et hernies discales par manutention manuelle de tôles lourdes
TMS / manutention
Manipulation de tôles acier brutes (20-100 kg par élément), positionnement de pièces en montage avec flexion-rotation lombaire répétée (50-100 fois/jour), soudage en position allongée sous cuve (hyperextension lombaire 4-6 h consécutives). Le seuil hors-C2P (porter ≥ 15 kg, cumul ≥ 7,5 t/jour, 600 h/an) est franchi dans la majorité des postes de montage.P1[Suppression du risque] Tables élévatrices électrohydrauliques pour présenter les tôles à hauteur de coude (environ 1,1 m) : réduction de la flexion lombaire de 50 %
Projections d'éclats métalliques lors du meulage, ébavurage et découpe plasma
Risque mécanique / projection
Meuleuse d'angle sans protecteur et découpe plasma sans cabine projettent des éclats métalliques à grande vitesse et des étincelles incandescentes. Risque de perforation oculaire, de brûlure cornéenne ou de lacération du visage.P1[Protection collective] Capot réglable obligatoire sur chaque meuleuse (position maintenue en permanence) ; cabine ou panneau opaque autour de la découpe plasma fixe
Syndrome vibratoire main-bras (maladie de Raynaud) — meulage et burinage
Vibrations
Meuleuse d'angle 125 mm : accélération vibratoire 5-15 m/s² ; burin pneumatique : 8-12 m/s². Expositions supérieures à la valeur d'exposition journalière de 2,5 m/s² sur 8 h dès 2-4 h de meulage intensif. Effets chroniques : syndrome des doigts blancs (phénomène de Raynaud professionnel), engourdissements, arthrose du poignet et du coude (Tableau MP n°69).P1[Suppression du risque] Remplacer le meulage par le sablage ou la grenaillage lorsque les tolérances de finition le permettent (niveaux vibratoires quasi nuls)
Coupures par les bords vifs de tôles et de chutes de découpe
Risque mécanique
Les tôles brutes découpées à la cisaille ou au plasma présentent des bords tranchants (bavures, arêtes) pouvant sectionner des tendons. Le manipuler à mains nues = risque immédiat de lacération profonde.P2[Protection individuelle] Gants anti-coupure (EN 388, niveau de performance ≥ 4) pour toute manipulation de tôles brutes ou de chutes de découpe
Écrasement / sectionnement des mains par presse plieuse, cisaille guillotine ou poinçonneuse
Risque mécanique
Presse plieuse hydraulique de 50 à 500 tonnes : descente du bélier sur les doigts en bord de tôle si la main reste dans la zone dangereuse. Cisaille guillotine : positionnement manuel de la tôle sous la lame au moment de la fermeture = risque d'amputation. Poinçonneuse : interposition involontaire des membres lors du cycle. Ces accidents entraînent des amputations partielles ou totales irréversibles.P2[Suppression du risque] Remplacer les machines anciennes non conformes par des équipements CNC dotés de sécurités intégrées (zone dangereuse zéro) ; conformité CE vérifiée et maintenue
Incendie lors des opérations de soudage et de découpe plasma
Incendie / explosion
Soudage et découpe plasma projettent des étincelles et des matières en fusion dans un rayon de plusieurs mètres. Présence de matériaux combustibles (bois de palette, cartons, solvants, huiles de coupe), ou de bouteilles de gaz sous pression, crée un risque d'incendie ou d'explosion.P2[Suppression du risque] Dégager tout combustible dans un rayon de 10 m autour des postes de soudage et de découpe avant de commencer

Priorité : criticité (gravité × fréquence) modulée par la maîtrise existante — P1 action immédiate, P2 planifiée, P3 surveillance. Grille complète (18 risques, 6 unités de travail) dans le document généré.

Pénibilité et RPS : les deux oublis qui font rater les contrôles

D'après les audits du secteur, 67 % des DUERP n'intègrent pas la pénibilité et 58 % oublient les risques psychosociaux. Pour un chaudronnier, cela concerne notamment : manutentions manuelles de charges, agents chimiques dangereux — fumées de soudage, bruit, vibrations mécaniques main-bras, postures pénibles — chacun avec son seuil réglementaire (art. D4163-2) — et côté RPS : charge mentale et pression qualité sur les ouvrages à forte valeur unitaire, isolement et insécurité lors des interventions en espace confiné.

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Questions fréquentes

Le DUERP est-il obligatoire pour un chaudronnier ?

Oui. Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire dès le premier salarié (article R4121-1 du Code du travail), apprenti compris. Son absence est passible d'une amende de 1 500 € (3 000 € en récidive), et elle caractérise la faute inexcusable de l'employeur en cas d'accident du travail.

Quels sont les principaux risques professionnels du métier de chaudronnier ?

Brûlures par projections de métal en fusion et contact de pièces chaudes ; Surdité professionnelle — exposition aux bruits lésionnels de l'atelier ; Lombalgies et hernies discales par manutention manuelle de tôles lourdes ; Projections d'éclats métalliques lors du meulage, ébavurage et découpe plasma ; Syndrome vibratoire main-bras (maladie de Raynaud) — meulage et burinage.

À quelle fréquence mettre à jour le DUERP ?

Le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises d'au moins 11 salariés, et lors de toute décision d'aménagement important ou nouvelle information sur un risque. En pratique, une mise à jour annuelle est recommandée pour tous, et le document doit être conservé 40 ans.

Que doit contenir le DUERP d'un chaudronnier ?

L'inventaire des risques par unité de travail, leur évaluation (gravité, fréquence), les mesures de prévention, les facteurs de pénibilité (article L4161-1) et les risques psychosociaux. La pénibilité et les RPS sont les deux oublis les plus fréquents lors des contrôles.

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Outil d'aide à la rédaction. Ne constitue pas un conseil juridique. Document à valider par l'employeur, seul responsable de l'évaluation des risques (art. R4121-1 et s. du Code du travail).