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DUERP Maçon : les risques professionnels du métier (2026)

Vous employez au moins un salarié ou un apprenti ? Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire (art. R4121-1 du Code du travail) — et un modèle générique copié-collé ne protège ni vos salariés ni votre responsabilité en cas de contrôle. Voici les risques réels du métier, issus des référentiels officiels (INRS ED 6119, INRS ED 6206).

Les principaux risques du métier de maçon

RisqueSituation typiquePrioritéExemple de mesure
Dermatoses et brûlures chimiques au contact du ciment (chrome VI)
Risque chimique
Contact cutané répété avec le ciment frais (pH 12) lors du maçonnage, jointoiement et coffrage : eczéma allergique de contact au chrome VI hexavalent (tableau MP n°8, tableau MP n°65). Sans gants ou nettoyage tardif, risque de brûlures alcalines profondes.P1[Suppression du risque] Utiliser des ciments à teneur réduite en chrome VI soluble (< 2 ppm, conformément au règlement UE) ; privilégier les systèmes pré-dosés
Lombalgies et lésions par manutention de charges lourdes (parpaings, sacs de ciment)
TMS / manutention
Port manuel de parpaings (20-25 kg), sacs de ciment (35 kg), transport en étage par escaliers provisoires ; cumul journalier pouvant dépasser 7,5 tonnes sur les phases de montage intensif.P1[Suppression du risque] Utiliser des parpaings allégés (≤ 15 kg) ; approvisionnement par grue ou élévateur au plus près du poste de pose
Troubles musculo-squelettiques (gestes répétitifs, postures pénibles)
TMS / postures
Façonnage répétitif au niveau du sol (pose moellons basse rangée), bras au-dessus des épaules (coffrage en linteau), flexions du tronc prolongées, positions agenouillées pour les finitions de dallage.P1[Suppression du risque] Panneaux préfabriqués ou blocs coffrants à la place du maçonnage manuel là où c'est possible
Projection de particules dans les yeux (éclats béton, meulage, clouage)
Risque oculaire
Découpe à la meuleuse, nettoyage à la soufflette, décoffrage avec chutes d'éclats, clouage de planches de coffrage.P2[Protection individuelle] Lunettes de protection ou écran facial normé EN 166 pour toute opération générant des projections
Exposition au bruit (marteau-piqueur, vibrateur à béton, meuleuse d'angle)
Bruit
Démolition au marteau-piqueur (> 90 dB(A)), compactage au vibrateur à béton (> 85 dB(A)), meulage et découpe. Selon les phases de chantier, le niveau peut dépasser les 81 dB(A) sur 8 h.P2[Suppression du risque] Privilégier le marteau-piqueur électrique (moins bruyant que le pneumatique) ; vibrateurs à béton basse fréquence
Glissades et trébuchements sur sol de chantier (obstacles, boue, trous)
Chute de plain-pied
Circuits de circulation chantier défectueux, trous et pierres non traités, sols vaseux après les pluies, planches et armatures en saillie, escaliers provisoires instables.P2[Protection collective] Caillebotis antidérapants sur les zones boueuses ; éclairage des accès (min. 50 lux) ; stabilisation des surfaces de circulation
Insolation et coup de chaleur lors des travaux extérieurs en été
Ambiances thermiques
Travail en plein soleil sur dalle ou toiture terrasse en cours de réalisation, sans ombrage, températures estivales > 30 °C. Facteur aggravant : port d'équipements de protection, effort physique intense.P2[Organisation] Décaler les travaux les plus physiques aux heures fraîches (avant 11 h / après 16 h) lors des vagues de chaleur ; pauses à l'ombre minimum 20 min par heure si > 30 °C
Vibrations main-bras (marteau-piqueur, meuleuse, aiguille vibrante, dameuse)
Vibrations
Tenue prolongée du marteau-piqueur ou de la meuleuse d'angle : vibrations transmises aux mains et bras (valeur d'action 2,5 m/s²). Aiguille vibrante et dameuse lors du compactage.P2[Suppression du risque] Procédés sans piqueur (forage + déverrouillage) ; vibrateurs intégrés au coffrage plutôt qu'aiguilles portatives

Priorité : criticité (gravité × fréquence) modulée par la maîtrise existante — P1 action immédiate, P2 planifiée, P3 surveillance. Grille complète (14 risques, 5 unités de travail) dans le document généré.

Pénibilité et RPS : les deux oublis qui font rater les contrôles

D'après les audits du secteur, 67 % des DUERP n'intègrent pas la pénibilité et 58 % oublient les risques psychosociaux. Pour un maçon, cela concerne notamment : manutentions manuelles de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, agents chimiques dangereux — chacun avec son seuil réglementaire (art. D4163-2) — et côté RPS : usure physique précoce et risque de désinsertion professionnelle, pression des délais et conflits délai-qualité-sécurité.

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Questions fréquentes

Le DUERP est-il obligatoire pour un maçon ?

Oui. Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire dès le premier salarié (article R4121-1 du Code du travail), apprenti compris. Son absence est passible d'une amende de 1 500 € (3 000 € en récidive), et elle caractérise la faute inexcusable de l'employeur en cas d'accident du travail.

Quels sont les principaux risques professionnels du métier de maçon ?

Dermatoses et brûlures chimiques au contact du ciment (chrome VI) ; Lombalgies et lésions par manutention de charges lourdes (parpaings, sacs de ciment) ; Troubles musculo-squelettiques (gestes répétitifs, postures pénibles) ; Projection de particules dans les yeux (éclats béton, meulage, clouage) ; Exposition au bruit (marteau-piqueur, vibrateur à béton, meuleuse d'angle).

À quelle fréquence mettre à jour le DUERP ?

Le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises d'au moins 11 salariés, et lors de toute décision d'aménagement important ou nouvelle information sur un risque. En pratique, une mise à jour annuelle est recommandée pour tous, et le document doit être conservé 40 ans.

Que doit contenir le DUERP d'un maçon ?

L'inventaire des risques par unité de travail, leur évaluation (gravité, fréquence), les mesures de prévention, les facteurs de pénibilité (article L4161-1) et les risques psychosociaux. La pénibilité et les RPS sont les deux oublis les plus fréquents lors des contrôles.

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Outil d'aide à la rédaction. Ne constitue pas un conseil juridique. Document à valider par l'employeur, seul responsable de l'évaluation des risques (art. R4121-1 et s. du Code du travail).